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Par Jean Wesley Pierre

Aujourd’hui, 18 mai 2025, les couleurs bleu et rouge flottent avec une fierté renouvelée dans les rues d’Haïti et dans le cœurdes Haïtiens, dans les communautés diasporiques de Montréal à Miami, de Paris à Santiago. En cette journée emblématique de la fête du drapeau et de l’université, chaque Haïtien et chaque Haïtienne est invité·e à se souvenir, à réfléchir et à célébrer la force indomptable de notre nation.

Notre drapeau, né à Arcahaie le 18 mai 1803, 222 ans déjà, est bien plus qu’un symbole national : il est le fruit d’une lutte sanglante et héroïque contre l’oppression coloniale. Lorsque Catherine Flon cousit le premier drapeau de la jeune nation libre, en unissant le bleu et le rouge, couleurs des masses noires et métissées, elle scella un acte de rébellion et d’unité. C’est cette même bannière qui allait précéder la victoire de Vertières, le 18 novembre 1803, et l’acte de naissance de la première république noire libre du monde, le 1er janvier 1804.

Haïti est née dans le feu de la révolte, forgée par des hommes et des femmes dont le courage continue de nous inspirer. Toussaint Louverture, stratège et penseur visionnaire, Jean-Jacques Dessalines, libérateur intrépide et fondateur de la nation, Henri Christophe, bâtisseur d’un rêve de grandeur. Mais l’histoire serait incomplète sans les contributions de Sanité Bélair, bravoure au féminin, ou encore de Marie-Jeanne Lamartinière, qui prit les armes lors de la bataille de Crête-à-Pierrot.

Ce 18 mai, nous leur rendons hommage, non dans la nostalgie, mais dans une affirmation renouvelée de leurs idéaux de liberté, de dignité et de souveraineté.

Dans un monde en constante mutation, où les défis d’aujourd’hui, l’instabilité politique, la pauvreté, l’exode de la jeunesse, les catastrophes naturelles mettent à l’épreuve notre cohésion nationale, le drapeau haïtien reste un repère. Il incarne non seulement notre passé glorieux, mais aussi notre volonté de résilience, notre quête de justice sociale, notre droit à l’avenir.

Fêter le drapeau, c’est refuser de baisser les bras. C’est croire encore que l’esprit de 1803 peut renaître dans les écoles, les universités, dans les mobilisations citoyennes, dans chaque geste de solidarité. C’est exiger que l’héritage des héros ne soit pas trahi par le cynisme ou la résignation.

Que chaque jeune haïtien·ne, sur les bancs de l’université ou dans les rues de Port-au-Prince, sache que ce drapeau leur appartient. Que dans chaque battement de cœur de la diaspora, il y a un amour profond pour cette terre, un espoir de retour, une volonté de contribuer à son relèvement.

Car Haïti, malgré ses blessures, reste un pays debout. Un pays de culture, de courage, et de conscience.

Bonne fête du drapeau, Haïti. Que la mémoire de nos luttes nous guide, que notre fierté nous rassemble, et que notre honneur soit le moteur de notre relèvement collectif.

Catégories : Atualités

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