Lors d’une audience tenue le jeudi 10 avril 2025, un tribunal du Massachusetts, présidé par la juge Indira Talwani, a suspendu la date limite du 24 avril imposée par l’administration Trump à plus de 500 000 migrants originaires d’Haïti, de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela. Cette décision évite des conséquences dramatiques pour les bénéficiaires du programme Parole humanitaire.
Selon la juge Talwani, ces migrants n’ont enfreint aucune loi, ayant été admis légalement dans le cadre de ce programme. Elle a également souligné que l’avocat du gouvernement fédéral n’a pas été en mesure de justifier la légalité de la révocation de leur statut par le Département de la Sécurité intérieure (DHS).
Cette mesure apporte un soulagement immédiat à plus de 500 000 personnes menacées de déportation massive — notamment des Vénézuéliens, Nicaraguayens, Haïtiens et Cubains — dont le statut légal avait été révoqué le 22 mars 2025. Ces bénéficiaires resteront protégés jusqu’à l’issue finale du procès, évitant ainsi une crise humanitaire et juridique.
Cette suspension temporaire s’inscrit dans une série de revers juridiques infligés à l’administration Trump sur les questions migratoires, notamment la récente suspension du retrait du statut TPS pour les Vénézuéliens et le blocage des expulsions accélérées de membres présumés de gangs. Ces mesures traduisent clairement l’hostilité de cette administration envers les immigrants bénéficiant du programme Parole humanitaire, également appelé « Programme Biden ».
Parallèlement, l’ancien président Donald Trump a déclaré ce jeudi 10 avril qu’il encourageait certains bénéficiaires de ce programme — en particulier ceux travaillant dans l’agriculture ou l’hôtellerie — à adresser une lettre à son administration afin de demander une protection contre les expulsions.
Lawouze Info

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