Par la rédaction de Lawouze Infos
Washington / Caracas / Le Samedi 3 janvier 2026 — Les États-Unis affirment avoir capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro à l’issue d’une opération militaire menée dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026. Lors d’une conférence de presse tenue en fin de journée, l’ancien président américain Donald Trump a revendiqué cette action comme une « opération militaire réussie », saluant la puissance des forces américaines et l’absence de pertes humaines ou matérielles du côté des États-Unis.
Selon les déclarations de Donald Trump, l’intervention aurait permis l’arrestation de Nicolas Maduro alors qu’il se trouvait à Caracas, aux côtés de son épouse.
Le dirigeant américain a qualifié l’opération de « magnifique », la comparant à d’autres actions militaires américaines récentes, notamment l’opération dite Marteau de minuit menée en Iran en juin 2025. Il a affirmé qu’« aucun soldat américain n’a été tué, aucun équipement n’a été perdu ».
L’annonce d’une transition politique sous supervision américaine
Dans son allocution, le président américain, Donald Trump a également indiqué que les États-Unis entendaient désormais « opérer une transition » au Venezuela.
Selon lui, Washington ne permettrait pas qu’un proche politique de Nicolas Maduro prenne la tête du pays et garantirait une transition qu’il qualifie de « juste » pour le peuple vénézuélien.
Le discours américain va plus loin, évoquant une forme de mise sous tutelle temporaire. Donald Trump a déclaré que les États-Unis s’installeraient sur place « le temps que la transition soit effectuée », affirmant vouloir gérer certaines affaires stratégiques du pays, notamment dans le secteur pétrolier, à travers l’implantation d’une grande entreprise américaine. Il a par ailleurs averti qu’une seconde intervention militaire, « plus vaste », restait possible si la situation l’exigeait.
Quand l’ONU rappelle les crimes présumés du régime Maduro, tout en dénonçant l’intervention
Dans ce contexte, une mission internationale indépendante mandatée depuis 2019, par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui ne s’exprime pas au nom de l’organisation, a réagi, rappelant que Nicolas Maduro devait répondre de graves violations des droits humains et de crimes contre l’humanité. Cette mission souligne toutefois que ces accusations ne sauraient justifier une intervention militaire américaine contraire au droit international.
Selon le communiqué de la mission, le gouvernement Maduro est accusé de violations systématiques, incluant des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des actes de torture.
« L’illégalité de l’attaque américaine n’atténue en rien la responsabilité évidente des responsables vénézuéliens », a déclaré Alex Neve, membre de la mission, tout en insistant sur la nécessité de solutions conformes au droit international.
La présidente de la mission, Marta Valiñas, a également exprimé de vives inquiétudes face au risque de nouvelles violations des droits humains dans un contexte de forte instabilité politique et sécuritaire. Elle a rappelé que la responsabilité ne se limitait pas à Nicolas Maduro, mais pouvait concerner d’autres responsables civils et militaires.
Nicolas Maduro transféré aux États-Unis
Des images diffusées par l’Agence France-Presse (AFP) montrent Nicolas Maduro arrivant sur le sol américain, escorté, cagoulé et menotté, à l’aéroport Stewart International, au nord de New York. Le chef de l’État vénézuélien devrait être transféré à New York, où il est inculpé pour des accusations liées au trafic de drogue.
Tensions autour de la transition vénézuélienne
Parallèlement, des divergences apparaissent au sein des autorités vénézuéliennes restantes. La vice-présidente Delcy Rodríguez a exigé la libération de Nicolas Maduro, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », et affirmé que le pays « ne sera la colonie de personne ».
Ces propos contrastent avec les déclarations de Donald Trump, selon lesquelles elle aurait exprimé une volonté de coopération avec Washington.
Interrogé par le New York Times, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré « réserver son jugement » et indiqué que les décisions américaines dépendraient des actes des responsables vénézuéliens dans les jours et semaines à venir, évoquant un moment « historique » pour l’avenir du pays.
Alors que la situation évolue rapidement, l’avenir politique du Venezuela, la légalité internationale de l’intervention américaine et les mécanismes de justice pour les victimes de violations des droits humains s’annoncent comme des enjeux majeurs des prochaines semaines.

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