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Par la rédaction de Lawouze Infos

Port-au-Prince, le 23 janvier 2026 —
Deux des trois conseillers-présidents cités dans le scandale de corruption lié à la Banque nationale de crédit (BNC), à savoir Smith Augustin et Louis Gérald Gilles, figurent parmi les signataires de la résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a révélé Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

Selon les informations communiquées par le responsable de l’organisation de défense des droits humains, ces deux conseillers ont apposé leur signature aux côtés de Fritz Alphonse Jean, récemment sanctionné pour corruption, ainsi que de Edgard Leblanc Fils et Leslie Voltaire. Cette initiative intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, à quelques jours de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, marquant la fin annoncée de la transition.

Toujours selon Pierre Espérance, cette décision aurait été prise en dépit des mises en garde exprimées par les États-Unis et le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), qui auraient appelé à éviter toute action susceptible d’aggraver l’instabilité institutionnelle du pays dans cette phase critique.

Plus encore, la résolution aurait été adoptée sans l’accord du coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr. Ce dernier aurait, dans une correspondance officielle, exprimé sa ferme opposition à tout changement gouvernemental à l’approche du 7 février, estimant qu’une telle démarche risquerait d’ouvrir une nouvelle crise politique et institutionnelle.

Ces révélations soulèvent de sérieuses interrogations sur la cohérence interne du CPT, déjà fragilisé par des accusations de corruption, des divergences internes et une contestation croissante de sa légitimité à mesure que l’échéance de la transition approche.

À l’heure de la publication de cet article, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée de la part des conseillers-présidents concernés ni du bureau du Premier ministre. La rédaction reste attentive aux évolutions de cette situation et publiera toute mise à jour jugée pertinente.


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