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Par la rédaction de Lawouze Infos

Washington, mercredi 28 janvier —
Les États-Unis envisagent désormais ouvertement l’option d’une intervention militaire en Haïti. Lors d’une séance tenue au Sénat américain, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que Washington n’écarte pas une réponse militaire face à la détérioration continue de la situation sécuritaire en Haïti et, plus largement, dans la région des Caraïbes.

Selon le chef de la diplomatie américaine, les groupes armés opérant en Haïti sont désormais considérés par les autorités américaines comme des organisations terroristes transnationales. Il affirme que leurs activités dépassent le cadre national haïtien et constituent une menace directe pour la sécurité des États-Unis.

« Leur violence ne s’arrête plus aux frontières haïtiennes. Elle menace directement la sécurité des États-Unis », a insisté Marco Rubio devant les sénateurs.

Gangs, criminalité et migration

Le secrétaire d’État a établi un lien direct entre l’expansion des gangs armés haïtiens, le trafic de drogue transnational et l’augmentation des flux migratoires vers le territoire américain. Selon lui, l’insécurité chronique en Haïti alimente les réseaux criminels et pousse des milliers de personnes à fuir le pays, accentuant la pression migratoire sur les États-Unis.

Face à ce qu’il qualifie d’échec des efforts diplomatiques et de la persistance des activités criminelles, Marco Rubio estime que les réponses traditionnelles ne suffisent plus. Il a laissé entendre qu’une approche plus ferme pourrait être envisagée par Washington.

« Face aux agissements répétés des bandits, au trafic de drogue et à la criminalité organisée, la riposte doit être plus dure », a-t-il déclaré.

Un changement de ton à Washington

Ces déclarations marquent un durcissement notable du discours américain sur la crise haïtienne. Jusqu’à présent, les États-Unis avaient principalement soutenu des solutions multilatérales, notamment à travers l’appui à des missions internationales de sécurité et à des initiatives diplomatiques.
« Le temps des avertissements touche à sa fin », a conclu le secrétaire d’État, laissant planer l’hypothèse d’une implication militaire directe ou indirecte des États-Unis dans la gestion de la crise sécuritaire haïtienne.

Incertitudes et réactions attendues

Aucune précision n’a toutefois été donnée sur la forme que pourrait prendre une éventuelle intervention, ni sur un calendrier précis. Les autorités américaines n’ont pas non plus indiqué si une telle action se ferait dans un cadre strictement bilatéral ou sous mandat international.

Ces déclarations devraient susciter de vives réactions tant en Haïti qu’au sein de la communauté internationale, dans un pays marqué par une histoire douloureuse d’interventions étrangères et une crise de souveraineté persistante.


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