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Par la rédaction de Lawouze Infos

Port-au-Prince, 28 janvier 2026 —
Le Mouvement pour la réconciliation et la reconstruction nationale (MORN) a déclaré prendre acte de l’expiration de l’accord du 3 avril 2024, lequel avait conduit à la mise en place du Conseil présidentiel de transition (CPT), dont le mandat arrive à échéance le 7 février 2026.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 28 janvier, le président du MORN, Jean Pale Mathurin, a estimé nécessaire l’ouverture d’un nouvel accord politique afin de définir un cadre de gouvernance transitoire adapté à la conjoncture actuelle du pays.

Plaidoyer pour un changement de gouvernance

Selon le MORN, l’expiration de l’accord fondateur du CPT impose une reconfiguration de l’architecture institutionnelle. Le mouvement préconise le remplacement du Conseil présidentiel de transition et du gouvernement en place par une gouvernance reposant sur un Président unique, assisté d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement.

Jean Pale Mathurin a précisé que le futur chef de l’État pourrait être issu de la Cour de cassation, du secteur politique, ou encore être une personnalité jugée non conflictuelle provenant du CPT lui-même, à condition qu’un consensus politique puisse être dégagé autour de son profil.

Un appel au dialogue politique

Le MORN a appelé les acteurs politiques et institutionnels à privilégier le dialogue et la concertation afin d’éviter un vide constitutionnel et institutionnel à l’approche du 7 février. Le mouvement insiste sur la nécessité de parvenir à un accord inclusif, capable de rétablir la stabilité politique et de créer les conditions favorables à l’organisation d’élections crédibles.

Un contexte de fortes tensions

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques, des divergences au sein du CPT et une crise sécuritaire persistante. Alors que la transition politique arrive à un moment charnière, les propositions du MORN viennent s’ajouter aux multiples appels à une reconfiguration du pouvoir, formulés par différents secteurs de la société.

À moins de deux semaines de la date butoir du 7 février 2026, les discussions autour de l’avenir de la gouvernance transitoire restent ouvertes, dans un climat d’incertitude quant à la direction que prendra le processus politique haïtien.


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