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Par Jean Wesley Pierre

Le ministère de l’Économie et des Finances a signé ce lundi 2025, un protocole d’accord avec la Banque interaméricaine de développement (BID), marquant une nouvelle étape dans la relance de la coopération internationale en faveur du développement en Haïti. Cet accord vise à appuyer la mise en œuvre du Plan de Développement à Moyen Terme (PDMT) pour la période 2025-2030.

Le partenariat, signé en présence de hauts responsables de la BID et des représentants du gouvernement haïtien, ambitionne de mobiliser l’ensemble des actions des partenaires internationaux autour d’un cadre commun. Ce dernier est centré sur la résilience, la cohésion sociale et le développement territorial, dans un contexte national marqué par une crise multidimensionnelle.

L’accord repose sur les recommandations issues de l’Évaluation rapide de l’impact de la crise, un rapport élaboré par la Banque mondiale, qui identifie les secteurs prioritaires pour reconstruire les bases d’un développement inclusif et durable. Il servira également à guider les interventions futures des bailleurs de fonds internationaux, afin d’assurer une meilleure coordination de l’aide.

Une « Journée d’Haïti » est prévue ce mardi à Washington, en marge des réunions de printemps de la BID. Elle réunira divers acteurs institutionnels et économiques pour poursuivre les discussions et encourager l’alignement des initiatives autour du PDMT.

Selon les autorités haïtiennes, ce plan doit non seulement répondre à l’urgence humanitaire et sécuritaire actuelle, mais aussi jeter les bases d’un développement structurel à long terme. Toutefois, plusieurs observateurs soulignent que la réussite de cet ambitieux programme dépendra fortement de la capacité de l’État haïtien à restaurer sa légitimité, à assurer la sécurité et à créer un environnement institutionnel propice à l’investissement et à la gouvernance.

Dans un contexte où la population fait face à une profonde détérioration des conditions de vie, l’annonce de ce protocole d’accord suscite autant d’espoirs que de doutes. Si certains y voient une opportunité pour réengager le pays sur la voie de la stabilité, d’autres rappellent que les promesses de développement ne suffisent plus : seule leur concrétisation sur le terrain fera la différence.

Catégories : Atualités

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