Par la rédaction de Lawouze Infos
Port-au-Prince, lundi 5 janvier 2026 — Le bureau du secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, a formellement rejeté les allégations formulées par le défenseur des droits humains Pierre Espérance, selon lesquelles le haut responsable serait lié au chef présumé de la coalition criminelle « Viv Ansanm », Jimmy Chérisier, alias Barbecue, présenté comme étant son protégé.
Ces accusations ont été vivement contestées par Mario Andrésol lors d’une entrevue exclusive accordée ce lundi à la radio Scoop FM. Le secrétaire d’État a qualifié ces déclarations d’« infondées » et de « politiquement motivées », estimant qu’elles s’inscrivent dans une logique de manipulation de l’opinion publique et de discrédit des institutions de sécurité du pays.
Selon Mario Andrésol, ces propos viseraient à instrumentaliser l’institution policière dans un contexte national déjà marqué par une insécurité chronique et une profonde crise de confiance entre la population et les autorités. Il affirme n’entretenir aucun lien direct ou indirect avec Jimmy Chérisier ou toute autre figure associée aux groupes armés opérant sur le territoire.
Le secrétaire d’État à la Sécurité publique soutient que de telles accusations, lorsqu’elles ne reposent sur aucun élément vérifiable, risquent de fragiliser davantage les efforts engagés pour rétablir l’ordre et la sécurité. Il appelle les acteurs de la société civile et les personnalités publiques à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de parole, surtout sur des sujets aussi sensibles.
De son côté, Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), n’a pas encore réagi publiquement aux déclarations de Mario Andrésol diffusées sur Scoop FM. Les accusations qu’il a formulées ont toutefois suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques, illustrant le climat de fortes tensions qui entoure la question de la gouvernance sécuritaire en Haïti.
Dans un pays confronté à l’emprise croissante des groupes armés, ce nouvel échange public met en lumière les fractures persistantes entre autorités étatiques, organisations de défense des droits humains et opinion publique, alors que la population continue de réclamer des réponses concrètes face à l’insécurité.

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