Port-au-Prince, 7 avril 2025 – Les quartiers de Pacot et de Carrefour-Feuilles ont été le théâtre d’une nouvelle vague de violence ce lundi 7 avril 2025. Des bandits armés ont lancé une attaque meurtrière, semant la terreur parmi les habitants et laissant derrière eux un bilan tragique : plusieurs civils tués, des blessés et des maisons réduites en cendres.
Dès les premières heures de la matinée, des groupes armés ont pris d’assaut ces zones, tirant à vue sur les passants et incendiant des habitations. Les assaillants ont maintenu leur emprise jusqu’en soirée, malgré les appels à l’aide des populations locales. Les témoins décrivent des scènes de panique, avec des familles fuyant sous les balles et des quartiers entiers plongés dans la fumée des incendies.
« Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Des voisins ont été touchés devant chez nous. Nous n’avons pas pu sortir pour les aider », raconte une habitante de Carrefour-Feuilles, encore sous le choc.
Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de chiffres officiels, mais des sources médicales et associatives font état de plusieurs morts et de nombreux blessés, dont certains dans un état critique. Les hôpitaux de la zone sont fermés, les autres qui sont des les environs un peu plus lointain déjà saturés, peinent à faire face à l’afflux des victimes.
Les forces de l’ordre, bien que présentes, semblent dépassées par l’ampleur de l’attaque. Certains résidents accusent même la police d’avoir tardé à intervenir, laissant les bandits agir en toute impunité.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte de violence endémique en Haïti, où les gangs armés étendent leur contrôle sur de larges portions de la capitale. Malgré les promesses des autorités, les opérations de sécurisation peinent à enrayer la spirale meurtrière, laissant une population civile de plus en plus désemparée.
Les organisations humanitaires, comme (KPA) KOMINOTE PWOGRESIS AYISYEN appellent à une mobilisation urgente pour venir en aide aux déplacés et protéger les civils. En attendant, les habitants de Pacot et Carrefour-Feuilles, comme beaucoup d’autres à Port-au-Prince, vivent dans la peur de la prochaine attaque.
Jean Wesley Pierre

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